Hong-kong story

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Ca y est, c’est fini. 3 semaines avec la chine pour toile de fond, à découvrir des villes aussi différentes que les gens qui les habitent. Hong-kong était la dernière de ces villes et quelle ville ! Quand on a préparé ce voyage, on a fait un peu comme d’habitude. On voulait aller en chine et dans notre esprit, la Chine, c’était Hong-kong et Shanghai. Taïwan s’est rajouté après parce que c’était au milieu tout simplement. L’ordre a été décidé par le prix du billet. Shanghai en premier coûtait moins cher que Hong-kong en premier et bon dieu, je suis content de ce choix. C’était l’ordre parfait !

Hong-kong, c’est l’image que je me faisais de la Chine. L’image qu’on voit dans les films, la ville colorée, illuminée mais de manière moins moderne et clinquante que Tokyo. J’imaginais Shanghai comme est réellement Hong-kong par exemple alors qu’en réalité, c’est pas du tout ça. Hong-kong est une ville que je qualifierai de vivante. Mais pas vivante comme quand on dit que Tokyo, Seoul, Paris sont des villes vivantes. Je veux dire par là que pour moi, ces villes sont des coquilles et les gens qui y vivent la font vivre. Ce sont les habitants qui insufflent un peu de vie au décors, par leurs activités, leur manière de vivre et ce qu’ils dégagent au quotidien, tous les jours.

Alors que Hong-kong n’est pas une coquille. Elle semble vivante, comme quand on lit dans les critiques de films/livres que la ville est un personnage à part entière ! C’est exactement ça ! La ville est un personnage et si on la vidait de sa population, il resterait quand même quelque chose qui palpite, quelque chose de vivant, presque organique. Je sais pas ce qui me donne cette impression et peut-être que je suis le seul à la ressentir.

Peut-être est-ce dû à sa géographie, qui allie la terre avec ses 260 îles et ses montagnes, la mer avec la baie et les rivières ou encore le ciel avec ces nuages qui viennent se frotter aux building et aux montagne. Partout la nature vous rappelle qu’à HK, vous n’êtes qu’un invité. On dirait que personne n’est vraiment destiné à être toujours là et que tout le monde ne fera que passer dans cette ville. Que ça soit le chinois torse nu sous la pluie et qui ramasse les ordures ou l’expatrier avec ses écouteurs sur les oreilles, celui qui ne prend plus la peine d’écouter la voix de la ville.

J’ai aimé HK. Je peux englober Macao dans HK tellement les deux me semblent indissociable pour toute personne venant en visite dans le coin. Si Taipei était une ville basse, horizontal et plate, HK est le total opposé. La taille légale pour construire un immeuble semble être 50 étages ! Tout est tellement haut ! Et pourtant les rues semblent si petites. On dirait que le sol n’est pas fait pour être en harmonie avec le ciel, que ces colosses vont vous étouffer, vous cacher le soleil et vous noyer dans un clair obscur urbain démoralisant. Mais il n’en est rien. La lumière fait son chemin sur les façades, entre les interstice de cette toile urbaine et les jours de forte chaleur, on regretterait presque que la pénombre ne soit pas plus vigoureuse.

La ville n’est pas immense, bien au contraire mais ce n’est pas une raison pour croire qu’on peut la parcourir à pied. Elle est ramassée sur elle-même et à la fois dispatchée à cause des cours d’eau. Il est plus simple comme toujours de se promener en métro, d’autant que les lignes ne manquent pas même si il n’est pas rare de faire un ou deux changements pour aller où l’on veut. Le métro ressemble à celui de Taipei, aussi large et long mais avec des wagons plus hauts. L’effet claustrophobique est moins prononcé. Par contre, on caille dans ces putains de rames ! La climatisation est trop basse (malgré ce que peut dire seb, 15°c, c’est trop bas) et quand en plus, le métro est un courant d’air géant, il vaut mieux prévoir une petite laine pour les plus frileux. J’avais dit que la machine pour prendre un ticket à Shanghai était la plus simple que j’ai utilisé mais c’était parce que j’avais pas vu celle de HK. Le plan est affiché en grand sur la machine, vous pointez du doigt la gare de destination, le nombre de ticket et voilà. Par contre, c’est comme en France, vous pouvez avoir des surprises. Oh, la machine ne rend pas la monnaie ! Oh, le tourniquet ne tourne pas alors que la machine à bien lu mon ticket ! Classique mais soulant. Soulant comme les chinois en fait ! Ah nan merde, je dois pas en parler avant l’article consacré aux Japonais-coréen-shangriote-taipeiote-hong-kongrois.

Il y a des choses à voir à HK et on en a raté certaines parce qu’on est pas super au top niveau organisation. On regarde la veille ce qu’on va faire le lendemain alors forcément… Les as du planning verront surement plus d’endroit et de choses variées que nous mais je ne suis pas déçu de ce qu’on a fait. Ni déçu ni frustré. Entre le patrimoine culturel lié à l’occupation anglaise, l’architecture moderne de tout ce qui s’est construit ces 20 dernières années et tout ce qui touche à la culture chinoise, vous ne pouvez pas tomber dans la routine de l’uniformité. Rien que la partie chinoise de la ville, entre les temples et les rues animées comme la rue des poissons avec tout ces vendeurs de poissons dans des sachets plastiques, la rue des oiseaux, la Girl fashion street et toutes les autres que vous découvrirez au hasard, mérite le voyage. On avait vu ça ni à Shanghai ni à Taipei. Si en plus vous aimez comme nous le mélange des genre et les structures gigantesque, c’est le rêve !

Mais tout n’est pas rose non plus. Le point noir de la ville (de la Chine ?) reste les indications. Soit il n’y en a pas soit elles ne sont super pas clair. Le GPS n’est jamais de trop de même que plusieurs paires d’yeux ! La vie sur place est chère aussi. Chère par rapport au reste de la chine et si on devait comparé, je dirais que les prix correspondent globalement aux prix français. Le métro est même un poil plus cher mais les restaurants un peu moins. Les visites peuvent être psychologiquement moins abordables comme la tour IFC qui coûtait 15 euros ou le Cablecar pour aller voir le bouddha géant coûtait 20 euros. Les temples étaient gratuit mais ça ne contrebalance pas vraiment. Au restaurant, on mangeait pour 6-7 euros chacun. Ca peut paraitre abordable mais comparé à Shanghai et Taipei, c’est beaucoup. Seule le Mc do était super pas cher ! 7 euros pour deux menus avec dessert !!! On a compris que le niveau de vie devait être assez élevé quand dans chaque centre commercial, on trouvait des boutiques de luxe genre Gucci, Cartier, Dior etc. Dans la rue, on voit aussi beaucoup de grosses berlines allemandes haut de gamme, peu importe le quartier. Sacré contraste avec les taxis sans âge et les tramways à deux étages. Pour mettre un chiffre sur le séjour à Hong-kong/macao, sans compter l’hôtel/appartement, j’en ai eu pour 200 euros (nourriture, transport et visites). Mais on ne s’est jamais privé sur quoi que ce soit ! On a dépensé sans compter, comme on le fait quand on est en vacance et qu’on ne veut rien regretter.

Si je ne devais retenir qu’une ville pendant ce voyage, ça serait Hong-kong. J’ai beaucoup aimé les autres mais Hong-kong à quelque chose en plus. Peut-être est-ce dû à ce mélange de tout, ce mélange géographique, architectural, culturel. Ce mélange des langues où le cantonais se lie au mandarin avant  que l’anglais n’arrive. Il est très agréable de pouvoir comprendre et se faire  comprendre presque partout même si je dois (vais) définitivement prendre des cours d’anglais en rentrant. HK est un décors de film en perpétuel changement, en perpétuelle évolution. On ne cesse d’être étonné, de vouloir prendre des photos de choses anodines qui prennent un visage neuf sous les lueurs de la ville.
J’ai un peu filmé, au hasard, sans réel but, juste pour l’ambiance donc vous verrez (plus tard) par vous même ce que je veux dire, si ce n’est déjà fait avec les photos déjà en ligne.

Je suis pas vraiment de bon conseil vu que j’ai trouvé Shanghai, Taipei et Hong-kong très bien. Mais elles sont tellement différentes aussi alors que j’avais peur du contraire avant de partir. Passer plus de 4-5 jours dans chacune d’elle serait une erreur. Il ne faut pas plus pour voir l’essentiel, s’imprégner de l’ambiance et savoir si on aime ou pas. L’idéal serait de faire comme nous et d’enchainer les trois mais ça signifie prendre l’avion chaque semaine et perdre une grosse demi journée à chaque fois. C’est le prix à payer pour un peu de dépaysement.

Pour conclure, je dirais que le monde est vaste. Plus vaste que je l’imaginais car sa grandeur ne se mesure pas en mètre carré mais en quantité de chose à découvrir. Et quand je vois le nombre de choses que j’ai découvert en 3 semaines, dans seulement 3 villes, je n’ose imaginer ce qu’il me reste à voir à l’avenir. J’adore le japon c’est un fait. Mais j’ai eu peut-être tort de ne avoir eu l’envie plus tôt de voir autre chose. Je sais déjà qu’après cette année nippone, je n’y retournerai pas avant quelques années. Je sais même déjà quel sera mon prochain voyage. Le plaisir de voyager réside dans le plaisir d’être surpris. Pas besoin d’aller loin pour ça. J’irai à Londres en novembre par exemple. Je sais aussi que j’irai aux Etats-unis (avant ou après avoir repris des cours d’anglais ? Avant ou après avoir trouvé/cherché du travail ?) car je suis curieux de ces pays. J’ai passé beaucoup de temps en Asie et je vais avoir besoin de changer radicalement d’environnement.

Pour autant, je ne peux que vous encourager à venir en Chine, à Taïwan et en Corée. Vous connaissez mon point de vue sur chacun d’entre eux, maintenant, je suis curieux de connaitre le votre !

7 Réponses

  1. Un résumé bien sympa pour ces 3 semaines :) Maintenant j’ai hâte que tu nous fasse de nouveau plaisir avec tes articles sur le Japon :p

    J’ai aussi remarqué que tu avais aimé un certain tag ! J’ai vu un reportage sur ce personnage : le Gouzou, vendredi soir, et voici la vidéo du mec au moment de son travail : http://www.gouzou.net/macao1

    J’espère que ton nous fera partager tes prochains voyages 😉 C’est toujours un plaisir de te lire ^^

    • Merci ! C’ets en effet ce tag précis que j’ai pris en photo. Il y avait plein d’autres tag (un ballon jaune) partout dans la ville.
      Je vais partager au moins la fin de mon voyage et sans doute les prochains mais peut-être pas ici. Je sais pas en fait. J’y ai pas réfléchi.

  2. C’est marrant ta vision de Hong Kong parce que justement s’il y a bien une ville de Chine qui n’est pas du tout le reflet de la Chine continentale, c’est bien Hong Kong! La langue est différente, les mentalités sont différentes, la cuisine est différente, le cinéma est différent! Enfin, je dis ça, mais je n’ai visité que Pékin mais avec tous les films et les séries que j’ai maté sur HK, ça n’a rien à voir avec la Chine continentale!

    En tout cas, Hong Kong est définitivement dans la liste des villes que je dois visiter! Elle fait partie des villes comme Los Angeles et New York, on les a vu tellement de fois au cinéma qu’elles nous semblent familière, mais rien ne vaut un voyage pour sentir l’atmosphère de la ville!

    • Je sais bien que Hong-kong ne reflète pas la chine mais comme tu le dis, à force de la voir dans les films, c’est l’image de la chine que j’en avais. Maintenant, je sais que la chine ressemble plus à certains coins de Shanghai (pas les plus clinquants). Je le vérifierai peut-être un jour en allant plus loin dans les terres.

  3. Wi